Résumé

Jacques Poitevin Eloge de M. Marcot, premier médecin ordinaire du Roi… (1771)

Marcot , en avançant qu'il dédaignoit toute espèce de réputation littéraire , est confirmé par un trait remarquable ; il brûla tous ses manuscrits quelques années avant fa mort. Les mémoires qu'il nous a laissés, dont deux ont été imprimés dans le recueil de FAcademie Royale, des sciences , nous font regretter ceux dont la défiance qu'il avoit de ses talens nous a privés ; & la perte, réelle que fa modestie nous fait éprouver , augmente à nos yeux le prix de ceux qui nous restent.
Source : Gallica

Jacques Poitevin Eloge de M. Marcot, premier médecin ordinaire du Roi… (1771)

La nature , qui semble s'écarter
de ses loîx ordinaires en faveur des hommes célèbres > les distin-* gue par ce développement précoce des facultés de l'ame , qui annonce le talent, & qui réclame les foins de l'éducation. L'homme enfant n'a que des besoins physiques : Favidité de la 'mémoire , la vivacité de Firnagiuation , dans un âge ou les organes font fi. foiblés , ne furent pour M 1. Marcot, que des exceptions de la nature , & des garants de la réputation qu'il de voit acquérir§ son enfance fut celle de la plûparë des hommes de génie
Source : Gallica

Jacques Poitevin Eloge de M. Marcot, premier médecin ordinaire du Roi… (1771)

Marcot rompit une chaîne , qu'il trouvoit trop pesante 8 & il vécut séparé, de sa femme , dont il n'a jamais eu d'enfans.
Peu d'hommes , nous pouvons le dire avec confiance ? ont été aufìl utiles à leur patrie. On a souvent donné, le titre de grands-hommes à des hommes ordinaires ; les pané.- gyristes ont quelquefois profané ce mot , oubliant combien la nature est avare de la chose même. Parlons avec moins d'entousiasme ; notre Académicien peut être mis au nombre de ces citoyens honorables ? que leurs talens placent au rang des bienfaiteurs de l'humanité
Source : Gallica

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