Résumé

Joseph Leroux Vos nationalités et vos patries… (1893)

L'estomac des peuples auxquels vous avez enlevé tout ce que vous avez pu, est peut-être creux. Il commence à être temps que l'on vous demande des comptes. Il est temps, patriotes de toutes les patries, il est grand temps que l'on vous mette en interdit.
Nous avons, croyons-nous, assez dit la portée de ce mot patries et de ses résultats. Peuple, il n'est pas votre ami le patriote et la patrie non plus, car c'est votre mort qu'il prépare ainsi que votre ruine et celle de vos enfants.
Source : Gallica

Joseph Leroux Vos nationalités et vos patries… (1893)

Une modification est donc nécessaire à ces groupements humains, fruits du hasard et des circonstances. Il faut décentraliser et fédéraliser la nation ; il faut établir dans chaque province, dans chaque ville, une activité propre ; il faut décentraliser la nation et la fédéraliser ; puis, ensuite, il faut fédéraliser les nations entre elles. Fédération de la nation, fédération des nations, pour devenir l'Humanité Fédérale.
Cette union fédérale ramènera la paix et l'harmonie parmi les hommes. En effet, que faut-il à l'homme ?
Source : Gallica

Joseph Leroux Vos nationalités et vos patries… (1893)

L'Homme de la cité défendait sa cité contre la cité voisine et contre tous les envahissements voisins; il était citoyen et patriote. Sa cité était une forteresse; tout ce qui n'était pas sa cité était étranger. L'Homme de cette province, Normande ou Bourguignonne, ou toute autre, la défendait contre les autres provinces. C'était encore un patriote.
Vous le voyez ; l'idée de patrie est aussi primitive et rudimentaire que les débuts primitifs et sauvages de la société ; c'est l'association égoïste de quelques-uns contre tout venant.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature