Résumé

L'Algérie, les Juifs, la République… (1900)

Est-ce que M. Reinach a encore beaucoup de discours à prononcer pour donner à penser que la République est la chose du juif ; qu'elle est la chose d'un seul ; qu'elle se résume en un nom, peut-être en une race? Est-ce que la lutte sera entamée par lui de façon à ce qu'il soit répondu à ses projets par le Nationalisme ?
L'Algérie doit, hélas ! suffire à ces jeux athlétiques. M. Reinach n'a pas à tenter un envahissement en France. La République ne sera la République ni des juifs, ni des protestants, ni des musulmans, ni des catholiques. La République est au-dessus des races et des religions.
Source : Gallica

L'Algérie, les Juifs, la République… (1900)

Quand, en Algérie, les abus, d'une part, auront été combattus et réprimés ; quand, d'autre part, aura cessé cette domination morale qui semble peser sur une partie de la population au profit de l'autre partie ; quand aura été conjuré le malaise qui se traduit par des élections irréfléchies mais dont le caractère de protestation s'accentue tous les jours davantage, les cris de haine, les cris de mort cesseront de retentir, le calme et la prospérité renaîtront, l'idée républicaine dominera toutes les préoccupations, la République triomphera, l'Algérie sera sauvée.
Source : Gallica

L'Algérie, les Juifs, la République… (1900)

Le gouvernement de la République n'a aucun engagement à prendre avec personne, pas même avec un Reinach. Il suffirait de le tenter, ou même simplement de le répandre par grotesque vanité, pour susciter à la République des revers.
Quand un homme devient encombrant, on le place dans le fossé à côté pour laisser la route large, spacieuse à la démocratie soucieuse de progrès, de justice, de vérité.
Source : Gallica

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