Résumé

L. Castelnau Simple Avis touchant la réorganisation de la garde nationale… (1848)

La fraternité devient dès lors une utopie, un rêve irréalisable, et, de plus, le droit de faire partie de la garde nationale accordé à telle classe plutôt qu'à telle autre crée immédiatement une préférence, c'est-à-dire que nous retombons de plain-pied dans le règne du privilége et, plus tard, dans celui de l'aristocratie, — deux règnes dont février doit avoir fait à jamais justice.
Source : Gallica

L. Castelnau Simple Avis touchant la réorganisation de la garde nationale… (1848)

On n'ignore pas que le service de la garde nationale est une charge pénible et onéreuse pour quantité de braves citoyens et ouvriers vivant, eux et leur famille, du fruit d'un salaire journalier; que le salaire fasse défaut un jour seulement, et la gêne en est la conséquence naturelle et forcée. Ces citoyens doivent-ils être compris dans les mêmes obligations imposées à ceux dont la position sociale ne dépend pas exclusivement d'un travail manuel et quotidien?
Source : Gallica

L. Castelnau Simple Avis touchant la réorganisation de la garde nationale… (1848)

Il faut, pour ainsi dire, que l'esprit en pénètre au fond même des masses. Or c'est là une vérité que tout esprit consciencieux et droit admettra ; si l'on sème aujourd'hui les haines et les défiances, on récoltera assurément plus tard des explosions qui ne pourront qu'être fatales aux vainqueurs et aux vaincus. On se demande dès lors si ce serait là un avenir solidement assis. Non, sans doute; car l'avenir, pour une nation, ne peut exister qu'à la condition que la concorde et l'union régneront entre tous ses membres.
Source : Gallica

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