Résumé

L. Leclère Revue belge de philologie et d’histoire

Il est au surplus une raison d’un autre ordre que celui des événements politiques qui justifie le choix de 395 et de 1492, une raison meilleure peut-être que les autres aux yeux des historiens, toujours disposés à discuter de l’importance relative des faits qu’ils étudient. Le moyen âge ne doit pas seulement l’originalité de sa physionomie à certaines institutions, à certaines croyances, à certaines formes artistiques et littéraires ; il la doit aussi à ce fait que les sources de son histoire ont un caractère particulier, qu’elles exigent, pour être utilement employées, des études déterminées.
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Le second n’a de valeur que pour l’Europe occidentale. Quant au premier, gardons-nous d’y voir une coupure nette entre le moyen âge et les temps modernes. C’est la Renaissance et la constitution de fortes monarchies en Espagne, en France, en Angleterre, c’est l’imprimerie et la Réforme, c’est Colomb et Vasco de Gama qui caractérisent les débuts de l’ère moderne.
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L’approche et la victoire des Turcs ont sans doute chassé de Constantinople des lettrés, des savants, des artistes qui, en s’établissant en Italie, ont contribué à accélérer le mouvement de la Renaissance ; mais celui-ci avait commencé avant leur arrivée dans la péninsule.
C’est pour ces raisons qu’il faut donner la préférence à 1492. Cette année-là, la Renaissance a pris tout son essor ; les caravelles de Colomb cinglent vers l’Ouest ; les Portugais s’avancent vers le cap des Tempêtes
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