Résumé

Lettre au citoyen Méhée de La Touche… (1814)

Il est vrai, que par un reste de commisération, on nous accorde la permission de publier un volume de 320 pages; mais qu'ai-je besoin de cette latitude, lorsque je ne veux imprimer que ces mets : GUERRE AUX TYRANS, LIBERTÉ ou LA MORT ! j'ai cependant une petite crainte qu'il faut que je vous confie. Ne pourra-t-on pas dire que cette liberté de la presse n'est pas circonscrite dans des bornes aussi étroites que nous avons l'air de le croire, puisqu'on nous laisse l'un et l'autre imprimer librement nos opinions.
Source : Gallica

Lettre au citoyen Méhée de La Touche… (1814)

Qui peut l'assurer ? vous, Messieurs, plus que personne au monde; vous, Messieurs, qui, ainsi que vos frères et amis, marchez dans votre force et votre liberté ; en effet, citoyen Méhée, nous vivons, nous respirons, nous jouissons de tous nos droits de citoyens ; on ne nous a pas ôté un seul cheveu de la tête ; nous avons conservé nos biens , nos maisons , nos châteaux , nos équipages ; nous n'avons rien perdu, fors l'honneur, dont au reste nous nous soucions fort peu.
Source : Gallica

Lettre au citoyen Méhée de La Touche… (1814)

Je ne veux point de constitution , à moins qu'on ne la fasse précéder d'une bonne Déclaration des droits de l'homme et du citoyen., et que l'on ne consacre en principe que l'insurrection est le plus saint des devoirs.
Quant à cette vieille formule , Louis par la grâce de Dieu, je me doutais bien qu'on nous la ramènerait, et je n'ai point été du tout surpris de la voir figurer eu tête des ordonnances royales. La religion, comme vous le dites fort bien , nous a appris que rien n'arrive dans le monde, sans la permission de Dieu
Source : Gallica

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