Résumé

De La Mothe Réponse à l'écrit de M. Méhée de La Touche… (1814)

Je crois que la liberté publique n'est point écrasée, que les peuples ne sont ni à la chaîne, ni sous le fouet, à défaut de la liberté illimitée de la presse, parce que le plus grand nombre des individus qui les constituent ne sait ni lire ni écrire , et qu'un assez grand nombre encore de ceux qui le savent, ne lit et n'écrit guère.
Source : Gallica

De La Mothe Réponse à l'écrit de M. Méhée de La Touche… (1814)

Voilà, Monsieur, des idées un peu moins sombres que le tableau que vous présentez à Sa Majesté : il faut vous savoir gré de l'avoir adouci; car autrement, les peuples eussent infailliblement perdu tontes les espérances qu'ils ont conçues de son règne.
Quel chagrin, Monsieur! vous veniez de terminer cet écrit, sur lequel vous comptiez beaucoup, et voilà que vous apprenez, que l'objet de vos plus cruelles inquiétudes, la loi de M. l'abbé de Montesquiou sur la liberté de la presse, a eu l'assentiment de la majorité.
Source : Gallica

De La Mothe Réponse à l'écrit de M. Méhée de La Touche… (1814)

Ce que vous y dites, d'ailleurs, n'est point exact, ce n'est ni l'ignorance ni le despotisme qui ont amené les crises de notre révolution; elles ont été le résultat de la lutte toujours inégale entre l'extrême bonté et l'extrême perversité. Personne n'étoit moins despote que l'infortuné Louis XVI, et personne ne l'étoit plus que Bonaparte. Sous le premier on osa tout, sous le second on ne sut que trembler.
Source : Gallica

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