Résumé

Lettre d'un créancier de l'État à M. Bricogne… (1816)

Il est vrai que, dans voire système, le mode de paiement est libre de part et d'autre, et qu'ils sont maîtres de ne le pas accepter; mais s'ils le refusent, et que la rente n'atteigne pas le cours de 75, ou il faudra faire des sacrifices énormes pour vous libérer, ou vous ajournerez indéfiniment votre libération; or, la première de ces alternatives est ruineuse pour l'état; la seconde est un déni de justice, une vraie banqueroute : Quantum mutatus ab illo!
La loi sur le budjet de 1814 a suspendu la caisse d'amortissement.
Source : Gallica

Lettre d'un créancier de l'État à M. Bricogne… (1816)

En combattant la consolidation forcée, vous acquîtes des droits à leur reconnaissance et vous fîtes preuve de loyauté ; mais que vont-ils penser de Vous aujourd'hui, que vous leur offrez en paiement, à raison de 75 pour cent, des rentes qui ne sont qu'à 60? Le crédit les fera monter, dites-vous; mais l'effet naturel d'une nouvelle émission n'est-elle pas au contraire d'en affaiblir le cours ? La hausse que vous promettez est donc très-incertaine, et un débiteur, loyal comme vous, ne paye pas ses créanciers avec des hypothèses.
Source : Gallica

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