Résumé

Louis Tisseron Notice sur M. le Dr Vidal (de Poitiers… (1846)

Les médecins dont nous allons esquisser la vie
et les travaux appartiennent à cette portion du corps médical que l'on est convenu d'appeler médecins praticiens, parce qu'étrangers aux spéculations de la science, comme à toute autre spéculation, leur vie s'use et se consume presque uniquement dans la pratique de la médecine. Chez ces hommes, dont la modestie égale le savoir, on est loin d'y rencontrer la fortune, ou même l'aisance que semble comporter leur profession, et on peut dire qu'ils n'ont pas, dans la société actuelle, la position qu'ils devraient avoir.
Source : Gallica

Louis Tisseron Notice sur M. le Dr Vidal (de Poitiers… (1846)

Nous ne nous sentons pas la force de lui en faire un reproche ; car, si la vie de concours promet à celui qui réussit un avenir brillant, par combien de temps, d'études et de privations ne faut-il pas l'acheter? En revanche, la clientèle seule donne rarement une position aussi élevée que le concours, mais elle la donne plus prompte et plus sûre. Peut-on en conséquence reprocher à M. Vidal d'avoir préféré une position certaine, et qui s'offrait d'elle-même, à une éventualité, dont la non réalisation eut pu compromettre son avenir ?
Source : Gallica

Louis Tisseron Notice sur M. le Dr Vidal (de Poitiers… (1846)

Son père avait autrefois fait quelques études en pharmacie, que la révolution de 93 était venu interrompre ; forcé de partir pour la guerre de la Vendée, il avait pu se prévaloir de ces études pour être employé à panser des blessés dans les hôpitaux que la guerre civile forçait d'improviser. Il avait gardé de ces fonctions temporaires un précieux souvenir, il voulut que son fils aîné fût médecin, qu'il entrât à l'École secondaire de médecine de Poitiers, pour s'y faire recevoir officier de santé.
Source : Gallica

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