Résumé

M. Émile Cartailhac Documents sur Toulouse et sa région

« Le Roi a décidé que son attention et ses bontés ne se porteraient dorénavant que sur les Académies qui, sans négliger les belles-lettres, s’appliqueraient particulièrement à des sujets utiles, comme à l’histoire naturelle du pays, aux singularités physiques qui s’y trouvent, aux mines, aux eaux minérales, à l’histoire civile et ecclésiastique du pays, à ses anciens monuments,... » C’était le programme des travaux : il fut rempli par des hommes qui constituaient vraiment une élite.
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M. Émile Cartailhac Documents sur Toulouse et sa région

Les amis des sciences et des belles-lettres appartenant à la haute société de Toulouse s’étaient groupés, dès 1640, et leurs conférences académiques avaient quelquefois de l’écho jusqu’à Paris et à l’étranger. La ville octroya aux membres un logis. Mais l’institution disparut lorsque l’Académie des Jeux floraux bénéficia des lettres patentes. Trente ans plus tard, en 1729, elle renaissait sous le titre de Société des sciences et de suite attira l’attention par l’importance de son œuvre. Son Jardin des Plantes fut ouvert aux pauvres, qui allaient y chercher des remèdes.
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L’hôtel fut vendu, en 1761, au baron de Puymaurin, qui transforma l’intérieur au goût de son temps et détruisit les meneaux en croix des fenêtres. L’édifice s’est ainsi maintenu jusqu’à notre siècle, subissant les outrages du temps et des hommes.
En 1893, il passa aux mains d’un autre négociant enrichi, M. Ozenne, qui voulait y loger l’Académie des Jeux floraux, dont il était l’un des mainteneurs, la Société de géographie, dont il avait été le trésorier, et d’autres compagnies savantes de Toulouse reconnues d’utilité publique, où il comptait de nombreux amis.
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