Magne

Résumé

Magne Le poète Ronsard (1868)

Un mot sur la prose de Ronsard.
MESDAMES, MESSIEURS,
uveraines se disputent le gouvernement
intellectuel du monde : l'une s'appelle la mode, l'autre se nomme la vérité.
Au seizième siècle, la mode fit le triomphe passager de Ronsard ; depuis le seizième siècle, la vérité garde la gloire durable de Montaigne.
Ordre, clarté, mesure, sont les caractères de l'esprit et de la langue de notre pays ; nous ne les trouvons pas tous encore, au siècle de Montaigne
et de Ronsard, mais déjà le langage de la prose les y montre mieux que celui de la poésie.
Source : Gallica

Magne Le poète Ronsard (1868)

Ce manifeste est pour la poésie le signal de la renaissance. Baïf, Remi-Belleau, Jodelle, Pontus de Thyard, Amadis Jamyn se groupent avec du Bellay autour de Ronsard : la Pléïade est formée.
D'autres y entreront par surcroît, pour la variété.
Ce sera une Brigade, la Brigade - Ronsard.
Quel zèle enflamme ces jeunes esprits ! Que de mots latins et grecs, que de termes de patois et de métiers entassera leur activité inquiète ! Quelle témérité ; mais aussi quel élan ! Voilà bien la jeunesse, âge chevaleresque de la vie !
Source : Gallica

Magne Le poète Ronsard (1868)

Baïf recevait le flambeau de lamain de Ronsard, comme on se le passait en courant sans le laisser s'éteindre dans ce jeu symbolique de la vénérable antiquité, où Lucrèce a vu l'image de la transmission de la vie et de la chaîne des êtres. L'étude est la vie par excellence : au flambeau qu'elle allume s'entretient le feu sacré.
Source : Gallica

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