Résumé

Manuel de secondes lectures à l'usage des écoles primaires… (1870)

Comment, en effet, concilier dans l'homme tant de grandeur et de bassesse tout à la fois, tant de lumière et tant de ténèbres, un penchant si vif pour le bonheur et une si profonde misère? Il approuve le bien, et ne le fait pas ; il condamne le mal, et il le commet. Il n'y a que le péché originel qui puisse expliquer ces contradictions : ce qu'il y a de lumière et de bien dans l'homme est un esprit de la nature primitive; l'ignorance et les vices viennent du péché, qui a gâté l'ouvrage de Dieu et a défiguré son image jusqu'àla rendre méconnaissable.
Source : Gallica

Manuel de secondes lectures à l'usage des écoles primaires… (1870)

Si l'amour de Dieu est le plus grand de nos devoirs, c'est aussi le plus pressant de nos besoins ; car il peut seul apporter à notre âme cette joie pure, cette paix délicieuse, qui font son bonheur et que ne sauraient lui donner les richesses, la gloire et les plaisirs. « Seigneur, disait saint Augustin, vous nous « avez faits pour vous, et notre cœur est dans le « trouble, jusqu'à ce qu'il se repose en vous. »
Mais l'amour que Dieu demande de nous, doit être véritable et sincère, et se manifester par les œuvres.
« Si vous m'aimez, dit Jésus-Christ, gardez mes « commandements. »
Source : Gallica

Manuel de secondes lectures à l'usage des écoles primaires… (1870)

C'est parce que l'âme est libre, qu'elle peut mériter et démériter, qu'elle se rend digne de châtiment ou de récompense, suivant qu'elle fait le bien ou le mal.
L'âme enfin est immortelle. Le corps l'était aussi primitivement, par un privilége singulier que Dieu avait attaché à l'état d'innocence. Dans cet heureux état, l'âme était remplie d'une lumière pure et d'affections douces et bien'réglées ; une harmonie parfaite existait entre elle et le corps, qui lui était entièrement soumis parce qu'elle était elle-même soumise à Dieu.
Source : Gallica

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