Marie Huot

Résumé

Marie Huot Chêne et Roseau

Je voyais un ciel bleu tout parsemé d’étoiles,
Et ma barque voguait en déployant ses voiles.
Le murmure des flots me berçait doucement,
Un ami, près de moi, me pressait tendrement !...
Bien fraîche était la brise et douce sa caresse
Confondant nos soupirs dans une sainte ivresse !...
Nos cœurs battaient bien fort, l’amour parlait bien bas,
Car l’orage était loin, bien loin ! là-bas ! là-bas !
Mais au triste réveil, oh ! douleur trop amère,
Mon bonheur n’était plus qu’une vaine chimère !
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Marie Huot Chêne et Roseau

Pourquoi donc, Arabelle, en ce jour d’allégresse,
Pourquoi courber ton front, pourquoi tant de tristesse ?
Sont-ils donc revenus, ces jours où la raison
N’est qu’un mot, en hiver, froid comme la saison ?
Sont-ils donc revenus, ces jours remplis d’orages,
Qui déchirent le cœur et font tant de ravages,
Et qui, doublant la vie au soir de nos beaux jours,
Nous font dire : Pourquoi ne pas aimer toujours ?
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