Mathurin-Joseph Boullault

Résumé

Mathurin-Joseph Boullault Le fantôme vivant, ou Les Napolitains

Bien plus, il lui ménagea la connaissance des plus jolies femmes de Naples. Lorédo commençait à se laisser entraîner dans le tourbillon où Mainfredi était depuis très longtemps. Les plaisirs bruyans l'avaient séduit, et il allait devenir un des disciples les plus marquans de l'école du scandale dont le comte de Mainfredi s'était empressé de lui ouvrir les portes. Mais tout-à-coup un ange descendu du ciel lui apparaît, et son aspect est un talisman qui le touche, l'arrête sur le bord du précipice.
Adelina Manssini attirait tous les regards par ses grâces, ses talents et ses qualités.
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Mathurin-Joseph Boullault Le fantôme vivant, ou Les Napolitains

Je vais plus loin ; le Gouvernement qui les tolère travaille lui-même à sa ruine. Lorsque l'on voit chaque jour les maisons les mieux famées et les mieux consolidées couler tout-à-coup sans aucune cause apparente, n'est-ce pas presque toujours les suites de cette passion subversive de tous les liens sacrés sans lesquels la société n'est plus qu'un désert où chacun cherche à s'isoler ?
— Eh ! mon cher Lorédo, répondit le comte de Mainfredi, vous avez bien raison ; je sens plus que jamais la force de vos réflexions.
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Mathurin-Joseph Boullault Le fantôme vivant, ou Les Napolitains

Lorédo n'apprit pas sans peine les pertes de Mainfredi. Il fit tout pour l'engager à renoncer à un plaisir dont les suites sont trop souvent funestes.
Comment un Gouvernement, ajoutait Lorédo, peut il tolérer ces maisons, où le citoyen se trouve entraîné par un appat contre lequel échoue l’homme le plus sage et le plus raisonnable ? Je compare ceux qui sont à la tête de ces horribles lieux, à des brigands plus dangereux pour la société, que ceux qui vous attaquent à force ouverte sur les grands chemins.
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