Noël Comédon, La bataille d'Isly : poème dédié à Monsieur le maréchal Bugeaud… (1845)
“ Plus loin sont des vieillards sans appui, sans défense, Des Français et spahis implorant la clémence; Tout meurt ou disparait terrorisé, sanglant, Le camp de MOHAMMED n'est plus qu'un flot de sang. Où donc est le sultan si fier de son courage? A-t-il trouvé la mort au milieu du carnage? A-t-il vu sans rougir ses soldats généreux Combattre avec audace et le chercher des yeux ? Non ! l'infâme avait fui ! des femmes, des esclaves Formaient sa seule escorte; et pendant que ses braves Pour lui versaient leur sang et mouraient en héros, Au milieu des plaisirs il goûtait le repos. ”
