Résumé

Portrait de Olivar Asselin Olivar Asselin Correspondance - Lettre du 27 août 1917

Il n’est pas encore impossible qu’il serve sous moi ou avec moi, car j’ai demandé aujourd’hui même, par l’intermédiaire de lord Brooke, à retourner au front à l’expiration de mon séjour à Paris -- ce qui sera probablement vers le 1er novembre --Deux de nos anciens officiers du 163e, deux jeunes gens que j’aimais comme un père, DeVarennes et Gatien, se sont fait tuer à Lens. Quand je pense aux morts, j’ai honte d’être à Paris.
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Portrait de Olivar Asselin Olivar Asselin Correspondance - Lettre du 27 août 1917

Le 6 juillet je repartais définitivement pour le 10e de réserve. En arrivant à Londres, le 7, j’apprenais au grand quartier général, où je venais me rapporter (je ne sais si cette expression est française, mais elle est bien commode) , que Sir George Perley avait, quelques heures auparavant, demandé mon rappel du 22e pour me confier le secrétariat d’une mission militaire canadienne à établir en France, je veux dire à Paris.
La mission est ici depuis le 2 août. Sans avoir énormément à faire, elle peut rendre de grands services.
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Portrait de Olivar Asselin Olivar Asselin Correspondance - Lettre du 27 août 1917

Lord Brooke et moi (car cet Anglais partage là-dessus mon avis) , nous irons demain demander au ministre de la guerre pourquoi la Censure — la Censure française ! -- ferme les yeux quand on nous attaque et les ouvre quand nous tentons de nous défendre. Il y a des fois où ,si j’étais dans la politique,la lecture du Times et divers autres indices me feraient quasiment croire que le foyer des manoeuvres anti-canadiennes-françaises s’est déplacé de Toronto à Londres.
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