Résumé

Revue Musicale de Lyon 1904-02-10…

Aux premiers mots de M. Batz, M. de Gunzert se récria avec indignation : « Quoi ? M. Wagner m’a déjà vendu trois de ses opéras et il prétend aujourd’hui me les revendre plus cher ? Dites à M. Wagner qu’il peut écrire maintenant tous les ouvrages qu’il voudra : on ne les jouera jamais au théâtre de Stuttgard ! » Cependant, le génie du grand novateur avait fini par s’imposer à ses compatriotes. Dans toutes les villes d’Allemagne, on acclamait Tristan. À Stuttgard, comme partout, critiques et amateurs demandaient à grands cris le chef-d’œuvre nouveau. M. de Gunzert demeurait inflexible.
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Revue Musicale de Lyon 1904-02-10…

Je ne veux point dire par là que l’accélération du mouvement ait nuit à l’effet du drame, qui est assez mouvementé par lui-même. Les chœurs des chevaliers du Graal ont paru courts. Ce qu’on n’a pas retrouvé ici, c’est l’effet mystique de l’orchestre du Festspielhaus, avec ses merveilleuses propriétés acoustiques ; mais dans l’ensemble, l’interprétation a été bonne, digne et belle. Parsifal peut être compté comme la plus parfaite manifestation d’art que nous ayons eue depuis longtemps en Amérique.
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Revue Musicale de Lyon 1904-02-10…

Le saint cortège approche ; le cœur de l’élu de Dieu s’exalte, il s’élargit, il se dilate ; d’ineffables aspirations s’éveillent en lui ; il cède à une béatitude croissante, en se trouvant toujours plus rapproché de la lumineuse apparition, et quand, enfin, le Saint-Graal lui-même apparaît au milieu du cortège sacré, il s’abîme dans une adoration extatique, comme si le monde entier eût soudain disparu.
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