Th. de Wyzewa, L’Amitié de Frédéric Nietzsche et de Richard Wagner
“ Il avait l’âme Jioble, et peu d’hommes ont été plus naïvement bons, d’une bonté plus douce et plus compatissante, que ce farouche contempteur de la compassion. Loin d’avoir contre Wagner une rancune personnelle, on a vu combien il continuait à l’aimer, quel tendre et touchant souvenir il avait gardé de son amitié. La musique même de Wagner continuait à le passionner : ce qu’il écrivait de Tristan nous le prouve assez. Mais ni les sentimens personnels, ni même les émotions artistiques n’avaient d’importance réelle pour cet amant de l’idée. Et, au point de vue des idées, il méprisait Wagner. ”
