Résumé

Th. de Wyzewa L’Amitié de Frédéric Nietzsche et de Richard Wagner

Il avait l’âme Jioble, et peu d’hommes ont été plus naïvement bons, d’une bonté plus douce et plus compatissante, que ce farouche contempteur de la compassion. Loin d’avoir contre Wagner une rancune personnelle, on a vu combien il continuait à l’aimer, quel tendre et touchant souvenir il avait gardé de son amitié. La musique même de Wagner continuait à le passionner : ce qu’il écrivait de Tristan nous le prouve assez. Mais ni les sentimens personnels, ni même les émotions artistiques n’avaient d’importance réelle pour cet amant de l’idée. Et, au point de vue des idées, il méprisait Wagner.
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Th. de Wyzewa L’Amitié de Frédéric Nietzsche et de Richard Wagner

Elle nous rappelle seulement que notre nature a des exigences où personne n’échappe, et qu’il n’y est pas jusqu’aux sur-hommes qui ne doivent porter leur part des petits travers et des petits ridicules de l’humanité.
La véritable histoire de cette amitié désormais fameuse, et dont Mme Fœrster dit avec raison qu’elle a été à la fois « le bonheur et la tragédie » de la jeunesse de son frère, c’est surtout l’histoire d’un malentendu réciproque, devenant plus profond et plus pénible d’année en année.
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Th. de Wyzewa L’Amitié de Frédéric Nietzsche et de Richard Wagner

C’était en pensant à lui qu’il y disait de Schopenhauer que, « outre le bonheur de sentir son propre génie, il avait eu le privilège de trouver en Goethe le spectacle d’un autre génie. » Schopenhauer, cela signifiait Nietzsche, et Goethe, Wagner. Mme Fœrster nous l’affirme : et Nietzsche ne s’est pas fait faute de l’avouer maintes fois.
L’alliance de deux génies, unissant leurs forces pour mieux travailler à la réalisation d’un double « plan » : telle était la conception que se faisait Nietzsche de ses relations avec Richard Wagner.
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