Résumé

Th. de Wyzewa Revues étrangères - Les Confessions de Richard Wagner

D’où vient donc que, malgré tous les motifs qu’elles ont de nous toucher et de nous intéresser au plus haut point, ces Confessions de Richard Wagner risquent de nous produire, au total, une singulière impression de fatigue désabusée, qui ne leur permettra jamais, je le crains, de prendre place à côté des autobiographies analogues d’un Rousseau, d’un Chateaubriand, d’un Gœthe, et de maints autres artistes qui, parfois, sont loin d’égaler en génie aussi bien qu’en sincérité le poète souverain du Crépuscule des Dieux et de Parsifal ?
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Th. de Wyzewa Revues étrangères - Les Confessions de Richard Wagner

Déjà la passion du jeu m’avait rendu indifférent à tout le reste des vanités de ma carrière d’étudiant; délivré de cette passion, je me trouvai soudain transporté dans un monde tout autre, que mon esprit et mon cœur n’allaient plus cesser d’habiter depuis lors.
Quelques jours après, le jeune homme retourne chez son maître Weinlich : mais là, une seconde catastrophe l’attend, dont il nous avoue lui-même « qu’elle l’a bouleversé presque autant que l’avait fait celle de sa dernière nuit de jeu. »
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Th. de Wyzewa Revues étrangères - Les Confessions de Richard Wagner

Soit qu’il ait manqué au jeune étudiant saxon un autre Weinlich pour l’initier aux secrets de l’expression littéraire, ou que sa nature l’ait irrémédiablement condamné à ne pouvoir épancher son esprit et son cœur que dans l’unique langage de la musique, toujours est-il que cet homme d’une si grande intelligence s’est trouvé, toute sa vie, comme paralysé lorsqu’il a eu à revêtir de paroles écrites les idées même les plus simples et qui lui étaient les plus familières.
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