Stéphane Mallarmé,
Le Parnasse contemporain/1866
“ Qui, roulant sur des mers de soupirs qu’elle effleure, A travers l’encens bleu des horizons pâlis Monte rêveusement vers la lune qui pleure ! Hosannah sur le cistre et sur les encensoirs, Notre Père, hosannah du jardin de nos limbes ! Et finisse l’écho par les mystiques soirs, Extase des regards, scintillement des nimbes ! O Père, qui créas en ton sein juste et fort, Calices balançant la future fiole, De grandes fleurs avec la balsamique Mort Pour le poëte las que la vie étiole. ”
