Résumé

Sur le banquet de Châlon et le discours de M. Ledru-Rollin (1847)

Le banquet de Chalon a été une belle manifestation de parti. Nous l'aurions voulu plus modéré et plus large, plus démocratique et plus national, encore. Car la démocratie ne veut pas être un parti, elle veut être le peuple. Le pays ne veut pas être un parti, il veut être la France. Nous sommes de cette démocratie-là, et de ce pays-là, et nous voulons rester avec la France tant quelle aura le pied sur son sol et sur ses institutions. Quand les institutions lui manqueront, alors, comme alors ! C'est la devise des hommes nationaux qui ne sont pas des hommes de parti.
Source : Gallica

Sur le banquet de Châlon et le discours de M. Ledru-Rollin (1847)

« Nous avons élevé le niveau des uns, nous « avons abaissé le niveau des autres. Tout Français a « le droit de cité. Le nom de la France est égalité. »
Voilà le sens du titre de citoyen à cette époque. Voilà pourquoi ce nom ne faisait sourire personne, et inspirait un juste orgueil à ceux qui l'avaient conquis, un juste respect à ceux qui avaient voulu le contester au peuple !
Mais aujourd'hui le fait est accompli depuis 55 ans. L'égalité règne. Tout homme est l'égal en droit de cité d'un autre homme.
Source : Gallica

Sur le banquet de Châlon et le discours de M. Ledru-Rollin (1847)

La démocratie y succomba dans la personne de Carrel et de ses amis en 1824 ! Le radicalisme y succomberait aujourd'hui en Suisse, dans la personne et dans les principes de M. Ledru-Rollin et des radicaux de 1847. La France, si elle est véritablement la France, c'est-à-dire la majorité de la France, n'a besoin d'aller demander asile à personne. Elle est chez elle en France; et elle y sera maîtresse et souveraine le jour où elle voudra l'être. Ce n'est ni à Coblentz, ni à Madrid, ni à Genève, que la France de 1830 a triomphé d'un gouvernement qui l'attaquait dans ses institutions.
Source : Gallica

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