Résumé

Un mot à M. le duc de Fitz-James (1831)

J'aimerais mieux vivre à Constantinople, que sous les chartes anglaises , tout va devenir anglais ; admirateur d'un peuple rival, après vingt ans de combat , le Français sera victime de la politique de ses ministres. On se prête au déshonneur; avec un luxe de morale sur les lèvres, l'honneur féodal du pouvoir livre les patriotes. La vérité se cache à tous les yeux ; la France n'a plus ni la nature ancienne qu'animait l'antique honneur, ni l'amour pur et récent de la patrie, âme de la nouvelle nature régénérée. L'amour ment en montrant ce qu'il prétend chérir
Source : Gallica

Un mot à M. le duc de Fitz-James (1831)

Le génie du mal, s'il disparaît un moment, n'est que voilé ; tout semble discorde au milieu de nous. Enfin, alors que la fourbe semble fuir, alors que Charles X, le type de ce vieux honneur suranné, prétexte de tant de maux, a quitté la patrie, alors que les armes des frères se sont un instant montrées sans se croiser, alors que vieux et jeunes systèmes semblent réunis sous la même loi, la vieillesse, vénérable par de plus longs souvenirs de liberté, ne verrat-elle donc plus enfin sans jalousie la loi régner égale sur elle comme sur tous
Source : Gallica

Un mot à M. le duc de Fitz-James (1831)

La presse sans expérience, ou payée par l'étranger, obstrue les esprits, loin de les éclairer, et la censure est le passe-port qu'elle présente à la crédulité. Des congrès, des rois, organisent la phantasmagorie de la diplomatie, tiennent leurs mystérieux conclaves et préparent , plus perfides que les rois de l'Église, le boisseau pour éteindre la lumière. Le fatras des chancelleries fausse tout, depuis le droit jusqu'à la religion, depuis l'amour de la patrie jusqu'à celui de la Charte octroyée elle-même.
Source : Gallica

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