Résumé

Un stadhouder, ou les rouges (1851)

“ Droit divin, droit légitime, tant qu'il est utile à la nation, tant qu'elle l'accepte, soit, mais du jour où elle le répudie, non.
Laissons donc toutes ces théories, ces stériles spéculations de l'esprit. Pour asseoir un gouvernement, il faut avant tout qu'il soit accepté.
Eh bien! qui accepte la légitimité dans le pays? est-ce nous, gens de condition moyenne, vivant de notre travail, tout en exerçant notre esprit, nous qui pouvons connaître le passé et lui demander des éléments de stabilité pour le présent?
”
Source : Gallica

Un stadhouder, ou les rouges (1851)

“ L'empire ne consiste pas dans l'installation d'un homme aux Tuileries, dans une liste civile plus ou moins large ; l'empire ne consiste pas dans un empereur perdu au milieu de son faste personnel, mais dans un ensemble de grandeurs évanouies et impossibles dans notre pays. Lorsque Napoléon fonda son empire, il l'entoura de grands feudataires royaux, prodigua les dotations autour de lui, donna un, deux millions de revenus aux ducs qu'il créait, et se plut, dans les profondes combinaisons de son esprit, à entourer sa royauté nouvelle de tout le faste d'une somptueuse noblesse. ”
Source : Gallica

Un stadhouder, ou les rouges (1851)

“ Libres à certaines gens de faire du pouvoir une théorie détachée des faits humains, libres à certains hommes de combiner dans leurs pensées les éléments fantasques d'un gouvernement ; lorsqu'on invoque le principe de l'autorité, on ne peut jamais aboutir qu'à une délégation exprimée ou tacite; le temps ne change rien à cette origine; le droit du gouvernement n'a aucun rapport avec celui que possède l'homme sur la création sortie de ses mains, et quelles que soient les phrases sonores dont vous entouriez ce droit imaginaire, on sent bien qu'il n'appartient qu'à Dieu. ”
Source : Gallica

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