Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire — XXXVI. (1773 - 1776)

Jusqu’au temps où les esclaves de quelque Abdala, supérieurs en nombre, viendront, le cimeterre à la main, les rendre esclaves comme eux. Des dogues à qui leur maître a mis un collier de fer peuvent étrangler des chiens qui n’en ont pas.
Tel est en général le sort de l’Inde : il peut intéresser les Français, puisque, malgré leur valeur et malgré les soins de Louis XIV et de Louis XV, ils y ont essuyé tant de disgrâces. Il intéresse encore plus les Anglais, puisqu’ils se sont exposés à des calamités pareilles, et que leur courage a été secondé de la fortune [4] .
Source : Wikisource

Portrait de Voltaire Voltaire — XXXVI. (1773 - 1776)

DES PROVINCES ENTRE LESQUELLES l’EMPIRE DE l’INDE ÉTAIT PARTAGÉ VERS L’AN 1770, ET PARTICULIÈREMENT DE LA RÉPUBLIQUE DES SEÏKES.
Si toutes les nations de la terre avaient pu ressembler aux Pensylvaniens, aux habitants de Vishnapor, aux anciens Gangarides, l’histoire des événements du monde serait courte ; on n’étudierait que celle de la nature. Il faut malheureusement quitter la contemplation du seul pays de notre continent où l’on dit que les hommes sont bons, pour retourner au séjour de la méchanceté.
Source : Wikisource

Portrait de Voltaire Voltaire — XXXVI. (1773 - 1776)

Tout le reste de l’Inde était partagé entre diverses puissances, et cette division affermissait le royaume que l’Angleterre s’est formé dans l’Inde.
Parmi toutes ces révolutions, la ville impériale de Delhi tomba entre les mains de ce fils de Jaffer, de ce Suraia-Doula, vaincu par le colonel Clive, et relevé de sa chute. Les révolutions rapides changeaient continuellement la face de l’empire. Ce fils de Jaffer eut encore la province d’Oud, qui touche à celle d’Allabad, où le Grand Mogol était retiré, et au Bengale, où les Anglais dominaient.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature