Alain Borne,
Le facteur Cheval
(1993)
“ D'ailleurs Cheval n'a-t-il pas voulu réaliser une sorte d'opération magique en construisant à portée de sa main et de son regard un tel compendium, maquette elliptique qu'il domine et sur laquelle il pourrait agir : le monde lui échappe, mais ne l'a-t-il pas, ainsi, en sa possession ? L'espace énorme lui manque et le conduit au vertige : il se rassure en le recréant et en lui ôtant ses formidables dimensions inhumaines. Il s'agit pourtant, souvenons-nous-en, d'une réalité très peu littérale : le monument est le fruit d'un rêve et tout y demeure d'une extrême liberté de forme. ”

