Charles Rivière

Élements biographiques

Charles Rivière Comité de colonisation d'Alger… (1895)

Les paysages que j'ai examinés et l'étude de la végétation démontrent bien que cette partie supérieure et centrale doit offrir, par son climat, des difficultés culturales qui n'ont aucun rapport avec nos pratiques ordinaires.
La saison des pluies y fait pousser une végétation herbacée des plus vigoureuses, herbes de 2 métrés de haut, dures, coriaces et coupantes.
L'hivernage fini, tout se dessèche, se détruit et les indigènes se débarrassent par le feu de cette agglomération de matières sèches : le sol reste nu et sans vie pendant de longs mois.
Source : Gallica

Charles Rivière Comité de colonisation d'Alger… (1895)

Le riz reste encore la seule récolle à débouchés assurée par la consommation locale ; c'est une culture bien connue des indigènes et à laquelle le colon européen ne saurait participer tant ce grain est à un prix infime et s'obtient dans les milieux réputés pour leur insalubrité.
Quant aux végétaux si connus de nous dans noire agriculture algérienne ou française, ils paraissent rencontrer en ce pays des conditions culturales et de production économique assez douteuses.
Les indigènes, soit obstacle climatérique, n'ont jamais compris la culture du blé : la farine est très rare.
Source : Gallica

Charles Rivière Comité de colonisation d'Alger… (1895)

Les agriculteurs qui se préoccupent de Madagascar y verront quelles cultures nouvelles, si différentes des nôtres, sont imposées par ce climat tout particulier, mais surtout ceux d'entre nous qui, fatigués de la crise actuelle sévissant momentanément en Algérie, tourneraient trop leurs regards sur ces régions autres, concluront peut-être avec notre Comité que pour arriver à un résultat bien problématique, si loin de la Mère-Patrie, il y a beaucoup d'imprévus et de réels obstacles à vaincre.
Source : Gallica

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