Eugène Ligneau-Grandcour

Élements biographiques

Eugène Ligneau-Grandcour Plus de droits réunis... [Signé… (1818)

Un droit modéré est un tribut que chacun supporte sans peine. Dès qu'il est égal, on s'y soumet facilement. Ce droit, au surplus, tel que je le propose , dans la supposition même d'infidélité, fera rentrer au trésor public une somme supérieure à celle qui résulte de l'impôt actuel, excessif, exorbilant ; mais absorbé en grande partie par les trop nombreux rouages employés à sa perception.
Comme citoyen, j'ai voulu faire respecter cette promesse de nos Princes : Plus de Droits réunis, en m'en saisissant dans la véritable acception.
Source : Gallica

Eugène Ligneau-Grandcour Plus de droits réunis... [Signé… (1818)

Il a été fort doux jusqu'ici à ces propriétaires, que sa perception n'est eu lieu que sur la quotité. La barrique de vin qui se vendait de 500 à 1,200 fr., ne payait les mêmes droits que celle de 10 à 30 fr. des petits vins, n'étant propres qu'à la consommation du pauvre, ou pour la fabrication du vinaigre. L'impôt doit être proportionné à la valeur de l'objet imposé. Cela est de raison comme de justice. L'intérêt du peuple, le réclame ainsi. Celui du fisc, loin d'y être opposé, y trouvera un accroissement de recettes, qui ne sera onéreux pour qui que ce soit.
Source : Gallica

Eugène Ligneau-Grandcour Plus de droits réunis... [Signé… (1818)

C'est alors qu'il recevra la loi de malheureux brocanteurs sans moyens, et qu'il verra arriver, ayant encore tout son vin , les chaleurs de l'été , qui pourront le lui faire tout gâter ; comme aussi les pays de consommation se trouveront sans approvisionnement, et la classe ouvrière privée d'un travail que ce commerce, presqu'aussi considérable à lui seul que tous les autres ensemble lui procurait, tout en facilitant l'écoulement des produits de notre sol.
Source : Gallica

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