Henri-Charles de Senneterre, Nouveaux contes de fées (1745)
“ Silvandre fut laissé à l'entrée d'un cabinet de roses & de jassemin entrelassés avec une symétrie admirable : il étoit garni de petits lits de verdure émaillés des plus belles fleurs. Autour de chacun couloit un petit ruisseau roulant un sable d'or, des perles & des diamans. Il donnoit fur une plaine charmante, où au milieu des plus beaux vergers des plus riantes prairies couloit un fleuve où se jettoient ces eaux ; elles avoient leur source dans un rocher qui étoit au-dessus du cabinet délicieux ”
