Résumé

A. Fontaney Revue des Deux Mondes

Où trouver des paroles qui lui soient consolantes ! En présence de ses larmes il n’y a qu’à se taire, il n’y a qu’à pleurer soi-même. — Oh ! mes yeux n’étaient pas non plus demeurés secs. Ils s’étaient de nouveau baissés ; à travers leur voile, je voyais l’enfant étendu comme en un berceau, sur le drap blanc dont la table était couverte.
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A. Fontaney Revue des Deux Mondes

Craignant de gêner par ma présence l’épanchement si discret et si touchant de ces deux âmes, j’allais me retirer ; mais les enfans épars sur la place et dans les galeries, ayant soudain interrompu leurs jeux, s’étaient rassemblés à la porte de la boutique. Ils s’écartèrent bientôt un peu, et laissèrent entrer douze petites filles qui arrivaient vêtues de robes blanches, leurs longs cheveux noirs dénoués et retombant sur leurs épaules. Elles vinrent toutes se ranger autour de la table sur laquelle l’enfant était encore étendu. La jeune femme se tenait toujours là, debout, appuyée sur son mari.
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A. Fontaney Revue des Deux Mondes

UNE SOIRÉE À TOLÈDE. Vers la fin d’une belle journée du mois de juin, un dimanche, attendant que le coucher du soleil me permît de sortir de Tolède et d’aller respirer un peu d’air dans la plaine, ou sur les bords du Tage, je me promenais, à l’ombre, sous les arcades qui entourent la Plaza Mayor. La chaleur avait été tout le jour étouffante ; aussi, peu de personnes encore se hasardaient-elles dans les rues ; la ville semblait déserte. J’allais, je venais donc presque seul, sous les galeries, regardant machinalement dans les boutiques ouvertes.
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