Résumé

Anonyme Les puissances navales du second ordre vis-a-vis de la France

Mauvais calcul : toutes les puissances qui ont compté sur ces sortes d’alliances où la force et la convoitise sont d’un côté, la faiblesse et l’objet convoité de l’autre, n’ont pas tardé à se repentir. Alliée ou non à la Hollande l’Angleterre obéira d’abord à la voix de son intérêt : les nécessités fatales de sa grandeur lui défendent à jamais d’être juste et d’être généreuse.
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Anonyme Les puissances navales du second ordre vis-a-vis de la France

La souveraineté de l’Océan est une chimère ! La suprématie maritime a sur la suprématie continentale l’avantage de pouvoir se fonder sans la spoliation des autres états ! Mais il nous semble qu’en 1794 la Hollande possédait encore le Cap, Ceylan, des comptoirs dans l’Inde, une partie de la presqu’île de Malacca, la Guyane avec les Français et les Espagnol seuls pour voisins. Quel pavillon flotte aujourd’hui le long du chemin immense qui va de Batavia au Texel, à Singapore, à Trincomalé, sous la montagne de la Table ?
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Anonyme Les puissances navales du second ordre vis-a-vis de la France

L’Espagne peut à peine équiper une frégate ; la Hollande ni le Danemark ne sauraient armer une flotte. Il ne reste plus que trois marines libres dans le monde, et encore, réunies toutes les trois par une alliance peut-être impossible, elles n’égaleraient pas la colossale marine britannique : la plus considérable des trois, la nôtre, s’est relevée enfin de ses longs désastres ; mais la marine de la Russie est acculée au fond de ses deux mers intérieures, et celles des États-Unis tarde trop peut-être à développer tous les élémens de sa force.
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