Résumé

Aux Résidants français dans les Asturies

Vous n'y lirez pas un seul appel à la charité ; nulle collecte, nulle association pour secours aux blessés, aux victimes de la guerre. Des armées entières disparaissent sous les neiges de la Russie, fondent, au soleil des Espagnes, ou sont fauchées par la mitraille à Leipsig et Waterloo, la charité collective ou d'association reste muette et indifférente ; son heure n'est pas venue, elle n'est pas mûre encore pour l'entente. C'est à peine si, de loin en loin, il se produit quelque acte individuel de courageuse, charité, que daigne à peine citer le journal de la localité
Source : Gallica

Aux Résidants français dans les Asturies

Le mouvement est donné, il ne s'arrêtera plus; l'idée pratique semée, poussera ses racines dans le monde et, à chaque calamité de la nature, comme à chaque nouvelle guerre, nous verrons la charité se multiplier et grandir en efforts heureux, comme une protestation contre le génie du mal et la méchanceté des hommes.
Ce fut cette pensée fraternelle qui, en juillet 1870, présida à la fondation (5, rue Auber, à Paris) de la Société Internationale de Charité, dans le but de secourir les blessés et les victimes de la guerre, sans distinction de pays, de religion et de foi politique.
Source : Gallica

Aux Résidants français dans les Asturies

Qui ne sait combien sont nuls les essais de la charité individuelle abandonnée à elle-même; elle ne peut rien ou presque rien, et ne tarde pas à se décourager en comparant la pauvreté des résultats à la puissance de ses efforts. L'association, au contraire, dont la force s'explique et se démontre par ses résultats, comme le mouvement par la marche, peut seule être opposée avec avantage aux partageux de l'Internationale, ces fauteurs de tous les désordres, prêchant le pillage et l'incendie.
Source : Gallica

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