Résumé

C. Arteaud Réflexions sur la situation actuelle d'Haïti… (1874)

Il est temps surtout que les Haïtiens apprennent à respecter le droit des citoyens, et qu'ils cessent de leur faire un crime tant de leurs opinions librement émises dans le passé, que de celles qu'ils sont susceptibles d'avoir dans
le présent et dans l'avenir.
Il serait vraiment triste qu'Haïti fût, en plein dix-neuvième siècle, le seul pays de la terre où les opinions d'un citoyen fussent regardées autrement que comme une chose
sacrée.
Une peut jamais y avoir de crime à combattre les passions d'une époque, ni à faire entendre ses voeux pour un ordre de choses meilleur.
Source : Gallica

C. Arteaud Réflexions sur la situation actuelle d'Haïti… (1874)

Ils se dévoueront sans réserve et avec courage à la chose publique. — Les grandes âmes se retrempent dans le
malheur.
On se demande pourquoi ce gouvernement, issu du libre suffrage de la nation, ne signalerait pas ses bonnes intentions, ses intentions de paix, de concorde et de progrès par le rappel de nos compatriotes dispersés par les bouleversements civils? Le gouvernement et le peuple perdraient-ils à cela? Assurément non. — On serait affranchi des soucis, des tourments que nous nous donnons sur le compte de ces ennemis que nous disons avoir au dehors.
Source : Gallica

C. Arteaud Réflexions sur la situation actuelle d'Haïti… (1874)

Mais pour les hommes réfléchis, il est un fait bien autrement triste à constater à côté des ruines fumantes, c'est cet esprit de parti qui, le lendemain de la révolution la plus désirée, tend sans cesse à se substituer à toute justice, à toute raison, et qui finit enfin par donner l'exclusion à tous ceux qui auraient eu le malheur de servir sous le gouvernement déchu.
Source : Gallica

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