Camille Bellaigue, Revue musicale - 14 juin 1897
“ Le Vaisseau Fantôme n’est pas seulement le premier opéra où domine un sentiment cher à Wagner : la pitié ; c’est aussi le premier qui soit une œuvre de sentiment pur, une œuvre toute psychologique et morale, strictement conforme à l’idéal que Wagner venait d’apercevoir et de faire sien à jamais. En nul autre de ses drames Wagner n’a réduit ainsi l’intérêt aux plus secrets mystères de l’âme ; jamais il n’a conçu d’action aussi intérieure, aussi indépendante des causes et des influences du dehors. Les raisons de ce cœur de femme sont bien de celles que la raison ne connaît pas. ”
