Résumé

Notice sur Charles-Louis Didelot (1861)

“ Louise - Bénédicte de Bourbon,.
duchesse du Maine, ressuscita la pantomime des anciens en l'introduisant sur notre scène; et Marie Salle créa le véritable ballet-d'action en imposant, à la force de son talent, une réforme radicale dans les costumes usités. Ces deux entreprises, dont on peut aisément se figurer les difficultés, créèrent, pour ainsi dire, un art nouveau ; et c'est à ces deux femmes de génie et de goût que l'opéra moderne est redevable de tant de chefs-d'œuvre si universellement appréciés.
”
Source : Gallica

Notice sur Charles-Louis Didelot (1861)

“ Il fallait à l'élève une occasion pour qu'il put ouvrir son sillon dans le champ de la renommée; cette occasion se présenta en 1826, lorsque le célèbre Duport, devenu co-directeur de Barbaia à San-Carlos, après avoir quitté la danse, montait à ce théâtre la Fille mal gardée de Dauberval. Le rôle de Colin, d'une haute importance dans cet ouvrage, exige avant tout de la jeunesse, du physique, et, de plus, un talent réel de mime et de danseur. Cette virile ingénuité manquait au corps de ballet de San-Carlos. ”
Source : Gallica

Notice sur Charles-Louis Didelot (1861)

“ On se demandera peut-être comment il se fit que mademoiselle Sallé, qui apparte- tenait à l'Opéra français, fut obligée d'aller porter à Londres et les ballets de son invention, et les judicieuses réformes qu'elle voulait introduire dans le costume des danseurs ? — A cette question, nous ne répondrons qu'un mot : La routine possède un grand empire ! — Mademoiselle Sallé vint apporter son ballet de Pygmalion à Paris ; mais l'Académie royale de musique, fidèle à ses principes et vouée fatalement aux furies de la jalousie et au culte des habitudes, ferma ses portes au talent et au génie ! ”
Source : Gallica

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