Résumé

Ch. Baudon de Mony La mort et les funérailles de Philippe le Bel

Les archives d’Aragon, si riches en documents relatifs à l’histoire de France, conservent dans la collection des Cartas reales une lettre missive [1] qui intéresse celle-ci d’une manière spéciale, c’est le récit circonstancié de la mort et des funérailles de Philippe le Bel, fait à Guillaume de Canet [2] , lieutenant du roi de Majorque, par un personnage du nom de Guillaume Baldrich. À quel titre l’auteur de cette pièce se trouvait-il dans notre pays ? Nous ne le savons pas au juste
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La relation touche ensuite à l’un des points les plus délicats de notre question, à l’origine mystérieuse de la mort de Philippe le Bel. Les historiens [16] de l’époque, en effet, sont fort divisés à ce sujet : les uns [17] parlent d’un accident de cheval en forêt, les autres [18] d’une maladie dont les médecins étaient impuissants à découvrir la cause. Cette dernière version doit être la vraie, d’après le témoignage des meilleures chroniques et l’opinion de Guillaume Baldrich lui-même.
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Dans ce cas, on peut faire une double hypothèse : ou cette mention a été mise à Paris, par ordre de Guillaume Baldrich, pour réclamer des instructions nouvelles de sa cour, ou bien elle représente une marque de la chancellerie de Majorque, apposée après l’arrivée du document et destinée à rappeler la réponse à y faire. De quel côté se trouve la vérité ? Nous ne le savons pas. Il ressort, toutefois, de certains passages de cette pièce que Guillaume Baldrich était parfaitement à même de s’attendre à quelque communication de Guillaume de Canet, à la suite de son compte-rendu.
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