Société de l’École des chartes

Résumé

Société de l’École des chartes Bibliothèque de l’École des chartes

D’après Henri d’Outreman [8] , le château et la plus grande partie de Valenciennes dépendaient de l’Empire, tandis que tout ce qui était au delà de l’Escaut relevait du roi de France et était en Ostrevant ; ce qui concorde avec le mémoire du xive siècle, d’après lequel l’Ostrevant s’étendait dans Valenciennes jusqu’à l’Escaut et au pont Noirron. Or, les Valenciennois, qui, en 1292, se plaignaient du comte de Hainaut, l’ayant vu prêter hommage au roi de France pour l’Ostrevant, prétendaient que toute la ville était en Ostrevant et devait ainsi se trouver en France [9] .
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Marguerite de Constantinople, comtesse de Flandre, morte le 10 février 1280 (n. st.) , ayant assuré le Hainaut à son fils aîné, Jean d’Avesnes, mort avant sa mère le 24 décembre 1256, ce fut Jean II d’Avesnes, petit-fils de Marguerite, qui, à la mort de cette dernière, entra en possession du comté de Hainaut et de l’Ostrevant, sa dépendance, mais au moins pour une grande partie sous la suzeraineté du roi de France. En 1290, le 16 septembre, à la maison royale de La Feuillie, dans la forêt de Lyons, Jean II d’Avesnes rendit hommage à Philippe le Bel pour cette terre [11] .
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Au 17 novembre 1337, après avoir reçu l’hommage de Guillaume II, comte de Hainaut, successeur de Guillaume Ier, mort le 7 juin précédent, Philippe de Valois chargea encore l’évêque d’Arras et Pierre de Cugnières de rechercher avec les délégués du comte les parties de l’Ostrevant qui dépendaient soit du royaume de France, soit de l’Empire. Ce sont sans doute les résultats de cette enquête qui sont consignés dans le mémoire que nous publions [24] .
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