Résumé

Charles ab der Halden Nouvelles études de littérature canadienne française

Comme vous l’avez montré dans de brillants articles, on pouvait impunément jusqu’ici reproduire les œuvres de nos écrivains au Canada, sans leur verser un sou, sans même citer leurs noms. On mesure l’étendue du préjudice, quand on songe que la France est par la force des choses le grand fournisseur intellectuel du Canada, et que la Province de Québec reproduisait dans tous ses journaux les ouvrages français, sans même que les professionnels de cette exploitation eussent l’air de se douter qu’ils agissaient comme des voleurs de grand chemin ou des pick-pockets.
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Charles ab der Halden Nouvelles études de littérature canadienne française

Si le Canada ne jouit pas et ne peut pas jouir de son autonomie littéraire, il garde jalousement son autonomie philosophique et morale, et ne saurait demander à Paris le mot d’ordre. Les Français qui ont parlé de votre pays ont trop souvent oublié cette vérité et les mieux intentionnés parfois se sont heurtés à une sorte de susceptibilité chatouilleuse qui ne saurait admettre les leçons, les critiques ou la pitié.
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Charles ab der Halden Nouvelles études de littérature canadienne française

L’étude du Copyright Act nous laissa dans la situation pénible de malfaiteurs involontaires, qui se sont exposés malgré eux à la juste vindicte des lois. Nous avions fait imprimer sur les couvertures la célèbre mention : Enregistré au Ministère de l’Agriculture, à Ottawa, conformément à l’acte du Parlement canadien. Et voilà que nous apprenions cette terrible nouvelle : un livre étranger ne peut revendiquer la protection de la loi canadienne que s’il est réimprimé au Canada dans le mois qui suit sa publication.
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