Résumé

Varrot Tribut de mon dernier hommage aux manes de M. L.-S. Mercier… (1814)

En général , les grands hommes sont crédules , et sont plus sujets que d'autres à tomber dans les pièges tendus par la malice et l'adresse d'un sexe qui rit de la docte philosophie.
Les songes de l' Optimisme, de la Fortune et de la Gloire, de la Royauté et de la Tyrannie , de la Cupidité, d'un Monde heureux, de Sémiramis, de l' Opulence et de Mahomet, frappent l'imagination ; l'on réfléchit encore après les avoir lus. Ils ont quelque chose qui fait rentrer en soi-même et qui fait peur.
Source : Gallica

Varrot Tribut de mon dernier hommage aux manes de M. L.-S. Mercier… (1814)

Ces traits suffiraient pour lui mériter l'hommage de la génération du siècle naissant.
Il a appelé les arts dans sa patrie, et a donné de justes éloges à ceux qui les perfectionnent et aux Mécènes qui les protègent.
Il a particulièrement estimé les Anglais. Il avait raison de préférer le peuple philosophe à ces nations qui ne se sont élevées que pour le malheur de l'espèce humaine, et qui ne se sont rendues fameuses que par de grands crimes et des actions d'éclat, qui n'ont en elles-mêmes aucun mérite aux yeux du sage.
Source : Gallica

Varrot Tribut de mon dernier hommage aux manes de M. L.-S. Mercier… (1814)

Loin de ressembler à ces orateurs qui font un éloge empoulé de la vertu , il prêchait la morale par l'exemple. Voilà, à mon avis, l'homme , le sage et le citoyen. Il s'est peint souvent dans ses écrits , où l'on aime reconnaître ce patriotisme , cette profonde sensibilité, cette simplicité de moeurs qui le distinguaient. Riches superbes , rougissez de votre avarice, et apprenez de lui combien il est doux de faire des heureux.
Il fut l'apôtre de la philosophie , comme l'auteur d'Emile en avait été l'orateur et le martyr.
Source : Gallica

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