Résumé

Auguste Louis Ledrut Buonaparte justifié aux dépens de qui il appartiendra… (1814)

Nous osons reprocher à Buonaparte d'avoir attiré, par les suites de guerres injustes et vexatoires, un déluge de maux sur notre malheureuse patrie. Mais si tous ces fléaux sont les suites de la guerre, à qui doit-on en faire un crime? Ne rougissons pas de
convenir encore que, puisque c'était au Sénat qu'appartenait le droit de discuter, de décréter la guerre, c'était donc à lui à l'empêcher, et à forcer le tyran à faire la paix.
Source : Gallica

Auguste Louis Ledrut Buonaparte justifié aux dépens de qui il appartiendra… (1814)

Toute la France se serait écriée, dans une juste indignation : Vous en avez menti, impudents que vous êtes; c'est vous qui avez offert la couronne à Buonaparte; c'est vous, lâches esclaves, qui lui avez servi de marchepied pour monter au trône; c'est vous qui après avoir, les uns assassiné notre auguste roi, et proscrit ou massacré sa noble famille, les autres trempé vos mains dans le sang de vos collègues
Source : Gallica

Auguste Louis Ledrut Buonaparte justifié aux dépens de qui il appartiendra… (1814)

Ce sont , messieurs , des vérités bien dures à avouer; mais il est encore beau de se connaître soimême, et il est plus noble et plus honorable d'avouer ses fautes, quelque grandes qu'elles soient, que d'y persister, et de chercher à les justifier ou à les pallier par une série de mensonges et d'impulences, qui peuvent bien en imposer à la multitude pendant quelques années, mais qui ne servent bientôt après qu'à appeler sur la tête du coupable la haine et l'exécration du peuple entier éclairé du flambeau de la vérité.
Source : Gallica

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