Résumé

Albert-Auguste Fauvel Rapport sur la colonisation au point de vue des intérêts religieux des émigrants français… (1889)

Bien que nous ayons le bon espoir de voir la France redevenir féconde en hommes et, grâce à un retour aux vertus et à la bonne morale d'autrefois, reprendre son rôle de colonisatrice, nous ne voulons pas pousser pour le moment à l'émigration. Le pays a besoin de tous les bras valides pour la défense du territoire. Puisque les armées permanentes sont un mal nécessaire, que nos jeunes gens paient leur dette au pays avant d'aller chercher fortune à l'étranger.
Source : Gallica

Albert-Auguste Fauvel Rapport sur la colonisation au point de vue des intérêts religieux des émigrants français… (1889)

Hélas, sans parler de ces aléas terribles : les Arabes, les sauterelles, l'inondation, la sécheresse et le phylloxéra, elles sont terres trop françaises pour inspirer confiance à ceux qui, en s'expatriant, cherchent la liberté, à ceux qui se plaignent déjà, à Saïgon comme à Haïphong, d'être entravés par les administrations de la métropole, par les fonctionnaires tant civils que militaires, par les douanes, les octrois, les impôts; vieilles machines, bonnes dans un pays riche et prospère, mais qui étouffent à leur naissance des pays neufs comme la Cochinchine et le Tonkin.
Source : Gallica

Albert-Auguste Fauvel Rapport sur la colonisation au point de vue des intérêts religieux des émigrants français… (1889)

Le régime légal, en distribuant la fortune également entre tous les enfants, fait que chacun se contente de son lot, sans chercher à l'accroître, trop heureux quand, grâce à l'emprunt et aux usuriers, il ne l'a pas mangé d'avance. D'un autre côté, ce système a forcément amené la diminution des familles, car, pour ne pas diviser et émietter la fortune patrimoniale , on se contente du plus petit nombre d'enfants possible, quand on ne les proscrit pas tout à fait.
Source : Gallica

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