Résumé

E. Ramier Les Mémoires de Badinguet, par E. Ramier (1865)

Aucun pouvoir, a dit Montesquieu, n'est plus tyrannique que celui qui vient après une république, parce que, succédant au peuple, il en prend tous les droits, lesquels sont illimités.
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L'empire de Décembre venant après la république de 48, semble avoir voulu prendre à tâche de justifier ces paroles du profond penseur.
A lui, il se croit tout permis, le bon comme le mauvais, le juste comme l'injuste.
Privée de la liberté de la presse, de la liberté d'association et de toutes les autres libertés, en proie à la police et aux délations, la France n'est plus qu'un grand corps sans âme.
Source : Gallica

E. Ramier Les Mémoires de Badinguet, par E. Ramier (1865)

« Votre Deux Décembre, dit-il en parlant
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« de Bonaparte, votre Deux Décembre est « montré au doigt. Personne n'y songe sans « un secret frisson. Qu'avez-vous fait dans » cette ombre-là ? » (1) .
De toutes les institutions politiques, l'empire est en principe celle qui exerce l'influence la plus malfaisante.
L'empire est essentiellement corrupteur, anti-civilisateur. C'est le vice, l'esprit du mal lui-même régnant en maître et ne souffrant pas de contradiction.
Source : Gallica

E. Ramier Les Mémoires de Badinguet, par E. Ramier (1865)

La plume nous conduit naturellement à l'épée. — Passons en revue ce brillant étatmajor d'officiers de toutes armes et de tous grades dont l'empereur se fait un cortége. Ils sont brillants, galonnés, cousus d'or sur toutes les faces et sur toutes les coutures. On dirait une vaste assemblée de personnages de comédie, ou une réunion de laquais de bonne maison.
Tous ces hommes ont bien mérité de... l'empereur.
Au deux Décembre n'ont-ils pas sauvé Dieu, l'ordre, la loi, la propriété... et la caisse?
Source : Gallica

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