Eugène Desfarges

Résumé

Eugène Desfarges Le Gouvernement et la constitution… (1869)

La nation, en vous nommant pour la représenter à la Chambre, et vous, en acceptant ce mandat, vous lui avez juré que vous élèveriez la voix, que vous parleriez en son nom, si ses droits étaient méconnus, si ses lois étaient foulées aux pieds, si sa Constitution était violée! Puisqu'elle est violée, réunissez-vous le 26 octobre et protestez. La Constitution étant violée, votre serment n'existe plus devant l'Empire, mais, il existe devant la nation.
Source : Gallica

Eugène Desfarges Le Gouvernement et la constitution… (1869)

Quand un citoyen tombera blessé ou mort, le cuistre qui sera l'auteur de ce crime dira : ce n'est pas lui que je voulais atteindre ; ou, on m'a poussé et le coup est parti tout seul...
Avant nous étions un peu sûrs de notre vie ; — maintenant nous nous demanderons si nous pourrons seulement nous risquer de sortir sur le trottoir, sans être inquiétés par ces gardiens que nous payons, et qui ne nous gardent pas, qui sont au contraire notre terreur.
Si le gouvernement actuel restait encore dix ans au pouvoir, il est probable que nous aurions le double d'armée et de sergents de ville
Source : Gallica

Eugène Desfarges Le Gouvernement et la constitution… (1869)

L'EMPEREUR, pâle, tremblant, pose ses pistolets et s'assied sans mot dire.
LE SPECTRE s'avance, la lumière l'éclaire en plein, il écarte le linceul qui lui recouvre les épaules et montre sa poitrine percée
de 1,200 balles.
_ 24 —
L'EMPEREUR se cache la figure avec ses mains. Oh ! horreur !...
LE SPECTRE.
Sire, me reconnaissez-vous? Je suis l'âme des 1,200 citoyens assassinés le Deux-Décembre!... Après 18 ans de sommeil, je viens voir si votre conscience ne se repent pas de ce qu'elle a fait, si votre soif de sang est étanchée.
L'EMPEREUR revenu à lui-même.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature