Résumé

Alfred de La Barre de Nanteuil Le sabre impérial : trois leçons du général Bonnal

La politique des nationalités, qui a fait contre la France l'unité italienne et l'unité allemande, n'est pas seulement imputable au pouvoir personnel d'un souverain rêveur. Un simple « mauvais roi » aurait eu pour se défendre contre ses propres erreurs toutes les traditions de la monarchie, tous les appels de son sang et, pour se ressaisir, l'indépendance de son trône, encore après 1866. Napoléon III n'était même pas ce « mauvais roi ». Il était l'empereur, héritier de la Révolution dont il tenait sa folie, prisonnier par le plébiscite et le parlement de l'opinion qui la partageait.
Source : Gallica

Alfred de La Barre de Nanteuil Le sabre impérial : trois leçons du général Bonnal

Mais les erreurs des hommes ne doivent pas masquer le vice des institutions. Par sa critique serrée, l'oeuvre magnifique du général Bonnal contribue à nous en préserver. Qu'il en soit, une fois de plus, remercié.
La génération de la guerre fut sévère au souverain vaincu. C'est à l'empereur que le duc Pasquier jeta son apostrophe fameuse : « Varus, rends-nous tes légions. » Mais c'est à l'empire que la nôtre oppose son ferme jugement: «Tu t'appelles Sedan ! »
Source : Gallica

Alfred de La Barre de Nanteuil Le sabre impérial : trois leçons du général Bonnal

Quant à la complicité de l'opinion, n'est-ce pas là précisément le naïf argument des apologistes pour Napoléon III, qui requièrent contre l'empire en plaidant pour l'empereur ?
Voilà qui devrait suffire ! L'Italie armée à nos portes, la Prusse accrue de l'abaissement de l'Aur triche, Sadowa dans Solférino, Sedan dans Sadowa ! Mais il restait un moyen suprême, sinon de racheter toutes ces fautes, au moins d'en retarder le châtiment : vaincre et, comme le grand ancêtre, tirer de guerres absurdes le meilleur parti.
Le général Bonnal nous montre pourquoi ce dernier recours nous a été refusé.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature