Résumé

Frédéric Dollé Lettre de M. Frédéric Dollé

Dubois et M. le duc d'Orléans ne furent pas si bons Français, et ils firent tout ce que l'Angleterre voulut : le premier pour gagner de l'argent et devenir cardinal, et l'autre pour obtenir la promesse d'une couronne illégitime.— M. Thiers soutient, comme Dubois, un traité désastreux de la quadruple alliance. Tout le profit de ce pacte est pour l'Angleterre qui garde aujourd'hui, en Espagne, le Passage et Saint-Sébastien, comme elle garda Gibraltar en 1713. Dubois, en renvoyant de France le prince de Galles, n'a fait, après tout, qu'expulser un illustre étranger malheureux.
Source : Gallica

Frédéric Dollé Lettre de M. Frédéric Dollé

Dubois soutint de tous ses efforts le système dilapidateur de Law qui a ruiné la moitié de la France au profit de cinq à six fripons. — M. Thiers a aidé les sociétés en commandite qui ont réduit récemment à l'aumône un grand nombre de nos concitoyens.
La France en guerre avec l'Espagne et notre crédit financier détruit par Law, les hommes graves ne voyaient de remède à tant de maux que dans un appel à la nation.
Source : Gallica

Frédéric Dollé Lettre de M. Frédéric Dollé

Cet homme, devenu premier ministre, à l'aide de je ne sais quels moyens, ose venir à la tribune de son pays déclarer qu'il refuserait, qu'il combattrait la liberté pour ses concitoyens, si on la lui demandait aujourd'hui ; qu'il gardera pour lui le monopole qu'il a tant blâmé chez ses devanciers ; cet homme se traîne servilement à la remorque de l'Angleterre, et il fait payer à la France des budgets de quatorze cents millions , après avoir combattu ceux de M. de Villèle, qui ne dépassèrent jamais neuf cents millions !
Source : Gallica

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