Wladimir d’Ormesson

Résumé

Wladimir d’Ormesson La Revue de Paris

Aucune des puissances intéressées n’a d’avantages à prolonger une période d’attente pendant laquelle l’incertitude qui règne donne le jour non seulement à d’inévitables intrigues mais encore aux interprétations les plus fantaisistes et les plus tendancieuses. Au surplus, et contrairement peut-être à ce que l’on croit communément, la question de Tanger et de la zone internationalisée, si elle comporte des difficultés de détail, ne contient cependant aucune divergence fondamentale qui soit de nature à élever entre les chancelleries française, espagnole et britannique un conflit inquiétant.
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Wladimir d’Ormesson La Revue de Paris

Le nombre et la variété des intérêts qui sont en jeu, le séjour des missions diplomatiques (la France, la Belgique, l’Espagne, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Russie entretiennent des ministres ou des chargé d’affaires) font de Tanger une ville à part, bien plus préoccupée de politique que d’affaires, sorte d’antichambre du Maroc où l’on s’arrête pour causer — et les conversations n’en finissent pas ! — avant de pénétrer par la porte espagnole ou par la porte française dans l’intérieur du Pays.
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Wladimir d’Ormesson La Revue de Paris

Nous estimons que Tanger, qui, de toutes les villes du Maroc, est la seule qui soit du fait de sa situation géographique, si l’on peut dire, européenne, doit, par conséquent, rester celle où, vis-à-vis de l’Europe, la souveraineté du sultan continue à être nettement établie et affirmée. Les Espagnols n’ont peut-être pas tout à fait la même conception que nous sur le caractère spécial que nous reconnaissons au chef de l’empire marocain. Dans la zone qu’ils surveillent et qu’ils surveillent en son nom, ils tendraient à substituer à l’autorité du sultan celle de son khalifa
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