Gabriel Naudé,
Apologie pour tous les grands personnages qui ont esté faussement soupçonnez de magie
“ Le docte & judicieux Vives, qui pour la consideration de ses merites fut choisi comme un autre Plutarque entre tous les beaux Ecrits du siecle précédent pour dresser celuy de ce grand Empereur Charles Quint, nous apprend que l'on doit remarquer deux parties en la Prudence, l'une qui règle les voluptez, conserve la santé, dresse la conversation, acquiert les charges & digniter, & s'occuppe tellement à procurer les biens du corps & de la fortune, qu'elle est appellée pour ce sujet Prudentia carnis par les Pères, & par les Autheurs Latins vafricies & astutia. ”
