Résumé

Gustave Biard Au peuple, aux chambres, à la presse… (1832)

Ne dites plus le peuple est libre; dites il est esclave dans sa chair et dans son sang, il est esclave de ses besoins: car si au coin de la rue, un prolétaire mourant de faim, vient à exiger d'un oisif qu'il satisfasse à son besoin pressant, si un autre prolétaire se refuse à se faire militaire, si ouvrier, il médite une augmentation de salaire, si, par groupes, le peuple élève sa grande voix sur la place publique pour demander de l'ouvrage et du pain, la justice de l'oisif répond à ses cris de misère, par les canons et l'incarcération !
Source : Gallica

Gustave Biard Au peuple, aux chambres, à la presse… (1832)

Mais si vous aussi, l'égoïsme à brûlé vos symphatiés pour les classes misérables, si peu confiants, dans la mission qui vous est dévolue, vos coeurs ne s'ouvrent pas au sentiment des bienfaits que vous pouvez contribuer à réaliser, eh bien ! au nom de Dieu et du Peuple disparaissez de la tribune politique et faites place à d'autres, car légitimistes, libéraux ou républicains, vous n'êtes plus ni la voix de la vérité, ni la voix de l'opinion publique!...
Source : Gallica

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