Gustave Biard, Au peuple, aux chambres, à la presse… (1832)
“ Ne dites plus le peuple est libre; dites il est esclave dans sa chair et dans son sang, il est esclave de ses besoins: car si au coin de la rue, un prolétaire mourant de faim, vient à exiger d'un oisif qu'il satisfasse à son besoin pressant, si un autre prolétaire se refuse à se faire militaire, si ouvrier, il médite une augmentation de salaire, si, par groupes, le peuple élève sa grande voix sur la place publique pour demander de l'ouvrage et du pain, la justice de l'oisif répond à ses cris de misère, par les canons et l'incarcération ! ”
