Résumé

Hochard Lettre d'un électeur éligible à M. Henri Fonfrède… (1837)

On aurait pour soi ceux qu'on a contre soi, et parmi les ennemis du gouvernement, les actes des uns n'eussent point reçu leur caractère d'énormité, aux yeux du pouvoir, de l'obscurité de l'inculpé, tandis que le
crime, d'un autre côté, était relevé, hébergé, choyé, le tout parce qu'on l'avait reconnu à la finesse de son linge, et qu'on le savait de bonne maison.
Source : Gallica

Hochard Lettre d'un électeur éligible à M. Henri Fonfrède… (1837)

Réfléchissez, Monsieur, à toutes ces choses, que je ne puis traiter ici qu'en courant, et vous verrez que ce n'est pas dans ce qu'on s'obstine à appeler le mauvais esprit du pays qu'il faut prétendre trouver la cause du mal. — Il n'y a là personne à effrayer, ni rien à prévenir ni à réprimer violemment. — Il y a à cesser de faire de la passion, pour commencer à faire de la justice. — La cause de tout le mal est dans le misérable emploi qu'ont fait du pouvoir les hommes auxquels il a été délégué depuis juillet 1830.
Source : Gallica

Hochard Lettre d'un électeur éligible à M. Henri Fonfrède… (1837)

Allez, Monsieur, c'est ne pas connaître la France que de venir faire à son nez le croquemitaine législatif; la France , il est vrai, n'est point à son état viril ; des insensés la compriment et voudraient l'étioler; mais elle n'est pas restée non plus à son étal d'enfance, et les rodomontades ne lui font pas peur; elle ne demande qu'un peu de bon vouloir de la part de ceux auxquels ont été livrées ses destinées ; si elle ne veut pas qu'on la comprime, elle ne veut pas non plus qu'on se lasse à la féconder : elle saurait bien, si son allure était libre, croître et se développer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature