Résumé

J. M. C. Précis des gémissemens des sang-mêlés dans les colonies françoises

Pour arrêter ce progrès détestable du libertinage effréné et des abus infâmes, contraires à la Religion, à la nature, et à la constitution même des Loix de la Monarchie, par un Édit du Souverain, il seroit à propos d’y établir un asyle respectable, sous le nom d’Ordre, pour ramasser et élever tous les Sang-mêlés qui naîtront dans l’esclavage.
À quoi sert cette population méprisable, si, en respectant les droits de la Nature, elle n’est dirigée au bien et à l’utilité des Colonies ?
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J. M. C. Précis des gémissemens des sang-mêlés dans les colonies françoises

Moyens naturel, raisonnables et désirés, de mettre un frein au libertinage affreux des Isles, et d’abolir le Commerce infâme du Sang François.
Les habitations sont, presque toutes autant de sérails pour leurs Propriétaires, les Procureurs, les Gérens, les Économes. Ce qui met le divorce parmi les Esclaves, porte dans l’âme de ces malheureux le découragement, l’anxiété, la vengeance, et ils font éclater tous les crimes qu’inspire cette brutale passion, la crainte et l’espoir empêchent l’Esclave de se refuser aux désirs de ses Maîtres
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J. M. C. Précis des gémissemens des sang-mêlés dans les colonies françoises

On voit des Africaines sortant des fers, portant même des vestiges du châtiment de leur méchanceté, avoir pour esclaves des Mulâtres, des Quarterons, des Tiercerons, fruits du libertinage des Européens : voilà où cette malheureuse couleur est réduite. Le tissu seul de ces êtres devrait briser leurs chaînes et les affilier à l’État : par quelque établissement on pourroit les diriger à devenir de bons Matelots ou Soldats, qui serviroient de rempart aux Colonies. Il ne convient pas à la majesté de la Nation de voir son sang dans les fers sous sa domination.
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