Résumé

J. Sabbatier Légende de sainte Élidie : patronne de saint-Alyre… (1907)

Nous marchons toujours, et nous traversons la forêt des Garennes, où Élidie vécut fugitive et tomba frappée à mort. Nous descendons le coteau qu'elle descendit elle-même en rampant plutôt qu'elle ne marchait pour se rendre à la petite source où elle lava sa blessure. Nous voici dans l'étroite vallée qui est le terme du pèlerinage, marqué par une petite chapelle à droite de laquelle est encaissée la source sacrée. Cette vallée est resserrée à l'est par la colline boisée que nous venons de traverser. A l'ouest s'élève une autre colline, que couronne le village de Germalanges.
Source : Gallica

J. Sabbatier Légende de sainte Élidie : patronne de saint-Alyre… (1907)

Ce n'est pas tout, l'auteur de cette légende fait noyer Elidie dans la fontaine où elle avait lavé sa blessure, sans réfléchir que cette fontaine, coulant à fleur de terre, avait à peine quelques pouces de profondeur, et il prête à l'un des meurtriers l'idée stupide d'avoir essayé de faire croire cette fable au château, comme s'il eut été possible de dissimuler un meurtre commis en plein jour sous les yeux de tout le village de Germalanges.
Source : Gallica

J. Sabbatier Légende de sainte Élidie : patronne de saint-Alyre… (1907)

La naïveté de cette légende et la manière rigoureusement uniforme dont on la raconte, depuis des siècles, sont une preuve frappante de sa vérité.
Élidie vécut au commencement du douzième siècle. Elle naquit à Germalange, petit hameau de la paroisse de Saint-Jean-d'Entre-Aigues, aujourd'hui Saint-Alyre. Elle était pauvre et elle était belle, ce qui n'a jamais été heureux pour une jeune fille. Mais elle avait la crainte de Dieu, et cette crainte la soutint toujours; mais elle avait le sentiment de sa faiblesse, se défiant de tout ce qui l'entourait, et cette défiance la préserva
Source : Gallica

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